Historique de Kela         

Association loi 1901 depuis décembre 2002

2003 > 2007

Les origines

Fraîchement arrivées dans la région nantaise, les musiciennes Christine Largeau et Elisabeth Decelle, au gré de leurs voyages en Afrique et plus particulièrement au Mali, décident de créer une association avec pour objet associatif la promotion des rythmes et cultures d'Afrique de l'Ouest. Cela se traduit dans un premier temps par l'ouverture de cours de percussions à Montaigu, siège de l'association. L'argent ainsi perçu serait accordé dans des projets humanitaires au Mali.

Très attachées à la tradition, les co-fondatrices choisissent le nom de Kela.

Il s'agit d'un village voisin de Kangaba. Toutes les institutions de l'empire de Soundiata Keita ont été réglementées et médiatisées par les griots de Kela. Ce village a une grande importance au niveau d'enseignement de la tradition orale véhiculée par les griots Diabaté, Kouyaté, Kamissoko, Danté, Diawara. 
C'est au centre du village que se trouvent les maisons des Diabaté, les plus grandes familles de griots de Kela, avec plus de cents membres de famille. Grâce à la notoriété de ces familles, Kela, un petit village d'environ 2000 habitants, est devenu l'un des villages les plus connus du Mali. Les Diabaté de Kela sont admirés et respectés dans la grande population des griots au Mali. Une des préoccupations des Diabaté est la question de l'unité et de l'entente dans la grande famille des griots. On veille à la bonne transmission de leurs valeurs aux générations suivantes. On y dit "On ne devient pas griot, on naît griot".

 

 

Les projets humanitaires

Le choix des projets ont vite été dirigés envers l'assainissement du village de Kela. Les forages existants ont été sécurisés et assainis pour récupérer de l'eau potable, du matériel médical a été porté au dispensaire et des affaires scolaires ont été acheminées par container. Une animatrice a été engagée afin d'enseigner à un collectif de femmes le traitement du karité pour un meilleur raffinement depuis l'utilisation d'un moulin et de bacs de séchage que l'association leur a offert.

La famille Diabaté de Bamako

Grâce à l'amitié tissée avec Djenebou Diabaté depuis Angers, nous avons rencontré et eu un grand coup de cœur envers l'illustre famille Diabaté à Bamako. Cette famille d'artistes avec comme chef de file Toumani Diabaté, ambassadeur de la culture malienne et de la kora à travers le monde, est une famille incontournable au Mali pour le respect et la connaissances des traditions.

Les cours de danses traditionnelles africaines

L'association s'ouvre à la danse en septembre 2005. Djenebou Diabaté inaugure donc trois cours hebdomadaires sur Montaigu. Aussi, les musiciens de l'association ainsi qu'un petit groupe d'une dizaine de danseuses créent "la Compagnie Kela". Ce groupe amateur dynamisé par Djenebou pour la danse, répond à quelques sollicitations de la part d'autres associations à buts humanitaires elles aussi.

L'arrivée d'Assetou Diabaté

Rencontrée dans sa famille à Bamako, nous avons d'un commun accord en 2007 effectué les démarches administratives afin d'engager la griotte Assetou Diabaté de façon permanente et avec la ferme volonté de développer dans le meilleur sens artistique et authentique l'association. Avec l'arrivée d'Assetou, l'association se professionnalise peu à peu et son budget annuel se multiplie par trois. Il faut multiplier les contrats afin de garantir le renouvellement de la carte de séjour.

2008 > 2019

L'association devient producteur

Assetou Diabaté met en place deux formations artistiques professionnelles. Le groupe de musique Soroké et les contes africains Assetou Diabaté et la Parole du Griot. Les exigences que réclament ces niveaux de jeux obligent les musiciens à se former davantage. Le choix est donc de ralentir les investissements humanitaires au profit de voyages formateurs.

Monter les marches petit à petit

D'autres ateliers de danses s'ouvrent, portant jusqu'à sept le nombre de cours hebdomadaires. Ainsi nous exerçons à Angers, Cholet, Aigrefeuille et toujours Montaigu avec deux cours enfants et deux cours adultes. Afin de parfaire la qualité des ateliers, Kela fait appel au musicien percussionniste Mohamed Camara. Le niveau s'élève encore d'un cran et le jeu s'ouvre vers le répertoire guinéen.

A force d'enrichir son répertoire traditionnel, Assetou devient peu à peu référante de la danse traditionnelle à travers le monde et est à ces occasions, accompagnée par les plus grands musiciens percussionnistes.

 

19, avenue Villebois-Mareuil
85600 Montaigu

Région Pays de la Loire - France

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